LES CONSEQUENCES D’UNE ADDICTION AUX SMARTPHONES

Le terme d’addiction englobe généralement les substances susceptibles de nuire à notre organisme (le tabac, la drogue) et de provoquer des maladies graves. Ces études ont été prouvées par des centre médical, et on concentre généralement nos sensibilisation sur la réduction du tabagisme en France. Pourtant, un autre mal est en train de survenir en France et même dans le monde : l’utilisation du smartphone pourrait entraîner des troubles psychologiques. Les experts commencent à tirer la sonette d’alarme. On en parle pas encore tellement, mais cette addiction peut être lié à des troubles du sommeil ou à une dépression.

Les troubles psychologiques

Une forte intensité d’utilisation du smartphone peut, à première vue, entraîner des troubles psychologiques allant jusqu’à la dépression, l’anxiété ou encore des troubles du sommeil. Claire Lewandowski, chercheuse, a réussie à faire un lien entre ces trois problèmes jusquà décrire un cercle vicieux dans laquelle la victime s’enferme dans son quotidien : « Des degrés plus élevés d’utilisation du smartphone et une mauvaise qualité du sommeil prédisent la dépression et l’anxiété, qui altèrent à leur tour la qualité du sommeil »

Anxiété 

Et si une addiction entraînait une visite chez le psychologue ? Absurde ? Pas tellement ! En Asie, principalement en Chine ou à Singapour, on milite pour que l’addiction aux smartphones soient vraiment reconnue comme une maladie. « Les patients viennent pour des troubles liés au stress et à l’anxiété, mais je me rends compte que leur mécanisme de survie est de se connecter en ligne et d’aller naviguer sur les réseaux sociaux », explique Adrien Wang, un psychiatre d’un centre médical de Singapour. Les gens anxieux essayent de se rattacher à une réalité virtuel que peut leur proposer leur smartphone. Le phénomène s’accelère de plus en plus lorsque cela devient une habitude et qu’il est impossible de s’en séparer.

Pour aller plus loin, le terme de nomophobie existe et se définit comme la peur d’être déconnecter en permanence. Des études affirment que la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire augmentait lorsqu’une personne était dans l’impossibilité de répondre à son message rapidement. La nomophobie n’est pas une maladie incurable mais un style vie hyperconnecté qui peut ne pas convenir à tout le monde… et devenir pathologique!

Dépression

Vivre sans smartpone pendant une journée, pourquoi c’est si compliqué ? Avez-vous déjà tenté l’expérience ? Avez-vous intentionnellement oublié votre smartphone toute une journée ? Et si c’est le cas, comment réagirez-vous ? Certaines personnes peuvent être déprimées à l’idée de ne pas pouvoir toucher son smartphone au cours de la journée, de ne pas savoir où aller, de ne pas se tenir informé de l’actualité des réseaux sociaux. On va avoir tendance à s’isoler et à oublier le monde extérieur. On ne va pas parler de ce problème, on va devenir aggressif et triste en même temps. Cela peut plonger l’utilisateur dans une forme de dépression.

Une étude raconte que plus de temps on passe sur notre smartphone, et plus on est déprimé. Ce phénomène s’explique par le fait qu’on soit informé de plusieurs choses à la fois, ce qui oblige le cerveau humain à se focaliser sur plusieurs activités à la fois sans réussir à en finir une. Cela vous est peut-être déjà arrivé de prendre votre smartphone pour effectuer une recherche Google, mais finalement vous avez effectué différentes tâches (réseau sociaux, messages…) avant d’accomplir celle initialement prévue. Donc vous ressortez avec d’autres idées que vous n’aviez pas forcément prévues à la base, ce qui peut favoriser une dépression.

Troubles du sommeil

Que faites-vous envie de vous coucher ? Vous regardez votre écran. Savez-vous que l’écran émet une lumière bleue des diodes électroluminescentes qui s’avère être désagréable pour l’être humain. En effet, cette lumière dérègle alors notre horloge interne biologique et ce n’est pas très bon pour la qualité du sommeil jusqu’à entraîner des insomnies. Les chercheurs préconisent de ne pas regarder d’écran à lumière bleue 1 heure avant d’aller se coucher.

L’écran n’est pas le seul responsable de ces troubles du sommeil. Le stress et l’anxiété peuvent être des symptômes également. Les premières nuits où j’ai laissé mon smartphone dans le salon, j’ai ressenti un stress monté avec des cauchemards qui me hantaient à chaque fois : j’avais peur que quelqu’un vole mone téléphone pendant la nuit. Je me sentais impuissant. Du coup, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir cette période là.

Des troubles musculo-squelettiques 

Savez-vous ques les TMS sont considérées comme la maladie professionnele la plus courante dans les pays développés ? Bien qu’elles soient plus rares, il est possible que les smartphones entraînent des troubles musculo-squelettiques (TMS). On les repertorie dans deux cas :

  • Douleur aux doigts et aux mains : L’envoi d’un texto ou l’utilisation d’un clavier numérique ne date pas d’aujourd’hui.  Les muscles de la main sont de plus en plus sollicités, et les actions répétées peut entraîner des complications pour les plus sensibles d’entre nous. Certains experts soutiennent le fait que les touches sont de plus en plus petites et contraignent alors les doigts à des efforts plus soutenus.
  • Douleurs au cou : La posture de l’être humain a tendance à se desaxer lorsqu’on regarde notre téléphone portable. La tête se courbe, entraînant tout son poids en avant pouvant provoquer des douleurs au dos. On parle de « text-neck« , douleur à la nuque dû à une position adoptée lorsqu’on regarde un smartphone.
  • Fourmillement : Les muscles vont se contracter entre eux, ce qui peut entraîner des fourmillements des bras ou des doigts en cas de longue utilisation.

tms

Ces TMS peuvent surtout apparaître en cas d’utilisation prolongée de 4 à 5 heures. Certes, elles ne sont pas apparentes à première vue, mais il faut y faire attention.

Les conséquences sont donc diverses et variés, et ne touchent pas forcément toutes les personnes qui utilisent un smartphone (heureusement !). Si vous sentez un mal-être à ce propos, n’hésitez pas à consulter un spécialiste qui saura vous aider dans vos démarches et réduire vos addictions aux smartphones. N’oubliez pas, on peut tous se sortir d’une dépression.

Et vous ? Faîts-vous attention à votre consommation ? Connaissez-vous des personnes touché par cette maladie ?

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