LA PAUSE NUMERIQUE ACCORDEE AU TRAVAIL

Depuis le 1er janvier 2017, chacun a droit à la pause numérique dans son entreprise. Aujourd’hui, une entreprise est ultra-connectée, chaque employé utilise des smartphones professionnels et des ordinateur portables à longueur de journée. La position devant les écrans peut être problématique. C’est dire si les effets néfastes du « toujours connecté » sont pris au sérieux en 2017. On connait déjà les effets néfastes de l’utilisation abusive qui nous concerne. Ainsi, mieux gérer notre lien aux portables qui ont envahi notre quotidien devient vraiment important.

L’employeur doit s’occuper de la santé de ses employés

Au même titre que les ouvriers qui ont eu gain de cause avec la pénibilité au travail, les salariés dans les bureux ont désormais le droit de s’accorder une pause numérique afin de reposer ses yeux. La loi Travail demande juste qu’à partir du 1er janvier des discussions soient ouvertes. Elle auront lieu dans le cadre des négociations annuelles obligatoires sur la qualité de vie au travail (Source : FranceInfo)

Voici le texte de l’article 55 de la loi travail :

Le salarié a désormais la possibilité d’exercer son droit à la déconnexion. Son employeur ne peut donc pas lui reprocher de ne pas être connecté en continu à sa boîte mails, par exemple.

Quels moyens ? Par des « dispositifs de régulation ». À définir dans le cadre d’un accord d’entreprise ou d’une charte proposée par l’employeur, validée par le comité d’entreprise ou par les délégués du personnel. Des actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques doivent être proposées.

En cas de litige... Pas de sanction prévue par la loi, mais le juge pourra condamner plus sévèrement un employeur pour le burn-out de son salarié, faute d’avoir mis en place ou respecté cet accord.

Comme vous pouvez le voir, la loi est encore toute récente, et elle n’est pas encore très claire au niveau de l’entreprise. Ce sont les dirigeants qui doivent imposés une charte pour leur salariés afin qu’ils puissent respecter cette pause. Néanmoins, il sera plus difficile pour un chef d’entreprise de sanctionner son employé s’il n’est pas connectés à son outil technologique. On préserve la santé du salarié dans ce texte de loi.

Pourquoi il est si difficile de mettre nos appareils en pause ?

pause numérique complicatedLes obligations professionnelles retiennent beaucoup d’entre nous au-delà des heures de travail. Ensuite, nous y passons de plus en plus de temps pour nos loisirs et notre plaisir. À tel point qu’il s’avère parfois difficile de résister à la tentation de surfer à toute heure.

Qu’en pensent les médecins ? Passer des heures devant des écrans n’est pas encore considéré comme une véritable addiction sur le plan médical, mais certains experts parlent quand même d’addiction comportementale. Il existe toutefois des situations très différentes qui n’entraînent pas les mêmes formes de dépendance. On peut ainsi prendre l’habitude d’être face à son écran presque continuellement, pour rechercher des infos ou meubler les temps morts. Ce qui conduit légitimement à se sentir dépendant. « Alors que le temps passé devant pour les besoins du travail est plutôt ressenti comme une contrainte », estime le Dr Laurence Levy-Amon, médecin du travail.

On peut aussi être content de ne pas ouvrir ses mails le week-end ou en vacances. La situation pose problème lorsqu’on ne peut s’empêcher de le faire pour se rassurer, parce qu’on stresse, qu’on a besoin de sa dose d’adrénaline liée à un rythme professionnel intensif. On parle alors de « work-aholisme », autrement dit de dépendance au travail, ce qui est une autre histoire (Source : Top-santé)

Et vous ? Utilisez-vous vos appareils technologiques au travail ? Qu’en pense votre patron ?

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